Le Festi'Valériane, salon du bio organisé traditionnellement à Namur, s'est déplacé au Lec de Libramont ce week-end. Le changement de localisation s'est fait ressentir au niveau de la fréquentation. En effet, seulement 6000 visiteurs ont passé les portes du salon contre 10.000 l'an dernier.
Samedi début d'après-midi, les allées du Festi'Valériane nous ont semblé clairsemées. L'affluence n'était pas vraiment au rendez-vous, ce que des exposants habitués du salon bio, à Namur, nous ont confirmé.
"Nous, on a noté sur notre stand à peu près 40% de chiffre en moins par rapport à un vendredi à Namur", explique un fabricant de chaussures de Carpentras, en France. "Ça vaut peut-être le coup de faire l'effort financier de continuer à Namur pour avoir toujours, je dirais, beaucoup de fréquentations. Ce qui nous permet aussi de faire un meilleur chiffre".
"On reste enthousiaste"
Contactée ce lundi, Nature et Progrès explique que cette édition à Libramont était un test. Effectivement, il y a eu moins de visiteurs qu'attendu, mais l'association reste enthousiaste, nous dit-elle. Les exposants seront consultés.
"Moi, je viens d'Ochamps", confie Jérôme Radoux, pâtissier. "J'allais chaque année à Valériane à Namur donc pour moi c'est très bien ce changement de place. J'ai remarqué qu'il y a beaucoup de locaux, bien que je trouve qu'il n'y a pas nécessairement eu une bonne communication, que beaucoup de gens de mon entourage ne savaient pas que Valériane avait déménagé à Libramont. Par contre, ce qui est très bien c'est qu'il y a énormément de gens de Namur qui sont quand même venus ici, des têtes que l'on voit, qu'on connaît, qu'on voit chaque année".
Trop décentré ?
Des visiteurs venus de Mons nous ont confié que Libramont était éloigné, difficile d'accès. Arriver en transport commun n'étant pas aisé, le voyage s'est plutôt fait en voiture.
"Je viens de Montigny-sur-Sambre exactement, près de Charleroi", explique une visiteuse. "Ça n'a pas posé tellement de problèmes, à condition de venir en voiture".
Un autre visiteur nous indique que "depuis Liège, le train est possible, mais à partir de Libramont, c'est un peu moins facile donc covoiturage. Ici, c'est la même ambiance, le même genre de public. Maintenant, la fréquentation est un peu moindre, c'est la seule différence que je vois".
L'heure est désormais au bilan pour les organisateurs. 6000 visiteurs à Libramont, est-ce suffisant pour y envisager le futur ?