Vingt-deux cuistax, quatre heures de course et des équipes venues de plusieurs coins de Wallonie : Paliseul accueillait ce dimanche la première édition du Championnat du monde de cuistax, un rendez-vous sportif, mais surtout décalé qui ambitionne de grandir dans les prochaines années

Sur le circuit tracé au cœur de Paliseul, les ambitions sont très différentes au moment d’enchaîner les tours. Les participants sont venus avant tout pour s’amuser, mais certains prennent la compétition beaucoup plus au sérieux. C’est notamment le cas de Marcel & Ses Débardeurs, venus de la région de Verviers.

« On veut être les premiers champions du monde de cuistax. On est chauds, on veut la gagne », annoncent les membres de l’équipe alors que la course est encore loin d’être terminée

Pendant quatre heures, les équipages se relaient sur un circuit de 1,1 kilomètre. Un tracé rapide et dangereux, notamment avec cette descente où l'erreur est interdite. Et ensuite, avec cette montée pour relier l'arrivée. Au fil des tours, les organismes commencent forcément à souffrir. 

Les machines sont également mises à rude épreuve. Deux mécaniciens sont présents dans les paddocks pour intervenir rapidement. Chaînes détendues, petits problèmes mécaniques ou encore une crevaison. Les 22 cuistax utilisés pour cette première édition viennent de La Panne.

Le retour du cuistax à Paliseul

Le cuistax n’est pas totalement inconnu à Paliseul. Des compétitions y avaient déjà été organisées par le passé avant de disparaître du calendrier. Plusieurs années plus tard, la discipline effectue donc son retour, cette fois sous l’appellation de Championnat du monde. Mais...il n'y avait aucun équipage étranger lors cette épreuve! Pour cette première, les équipes sont essentiellement wallonnes, avec des participants venus notamment des régions de Verviers, Mons, Namur, Beauraing ou encore Paliseul. 

Sur le Grand Prix, ceux qui annonçaient la couleur ont finalement tenu parole. Marcel & Ses Débardeurs remportent cette première édition avec 55 tours bouclés, devant le Crazy Cuistax de la ferme, crédité lui aussi de 55 tours. Les vainqueurs empochent quelques centaines d'euros de prize money et, surtout, le premier titre encore honorifique de champion du monde de cuistax. Une appellation que les organisateurs espèrent désormais faire grandir et reconnaître au fil des prochaines éditions.

« C’est mon village et je voulais le faire absolument ici. Quand on dit championnat du monde, on pense tout de suite au monde entier. Non. Là, c’était vraiment une première. On est resté sur le territoire bien belge », explique Ludovic Daxhelet, membre de l’organisation

Du chrono, mais aussi du fun

À quelques mètres du Grand Prix, la Crazy Run propose une autre manière de découvrir le cuistax. Au programme : un aller-retour chronométré de 200 mètres et cinq zones avec de l’eau, des peintures et différents obstacles à franchir. Et maintenant, l’objectif est désormais de faire grandir progressivement ce rendez-vous.