Au lendemain d’une mobilisation marquée par des dégradations et quinze arrestations administratives, le calme est revenu dans les rues d’Arlon. Plusieurs élèves rencontrés ce mardi condamnent les débordements. Les cinq écoles secondaires ont adressé un message commun aux familles
À la sortie des cours, ce midi, les discussions reviennent encore sur les événements de lundi. Des jeunes regardent les vidéos des incidents sur un téléphone. Les élèves interrogés, issus de plusieurs établissements, expriment leur désaccord avec les dégradations.
« Ce n’est pas en tout cassant que l’État va nous écouter », estime l’un d’eux
Certains s’interrogent aussi sur les motivations des personnes qui ont rejoint le mouvement.
Quinze arrestations administratives
La mobilisation arlonaise intervient après des blocages d’établissements en France et plus près de chez nous, en région liégeoise. Dans le chef-lieu, plusieurs groupes ont circulé lundi dans les rues du centre-ville.
Selon un communiqué de la police et du parquet du Luxembourg, du mobilier urbain a été incendié à plusieurs endroits. Les départs de feu ont rapidement été maîtrisés par les policiers ou les pompiers. Des jets de pétards et l’utilisation d’engins pyrotechniques ont également été signalés.
Un message commun des cinq écoles
L’INDA, l’ISMA, l’ITELA, l’Athénée royal et l’Institut Cardijn-Lorraine ont adressé un courrier commun aux familles ce lundi soir. Les directions reconnaissent le droit des jeunes à exprimer leurs opinions, mais rappellent les exigences de sécurité et de respect des personnes et des biens.
« Cautionner de la casse ou des dégradations, voire de la violence, certainement pas », souligne en substance Ingrid Lefèvre, directrice du premier degré secondaire de l’Institut Notre-Dame
Les établissements rappellent également que les cours sont maintenus. La participation à une manifestation ne constitue pas, selon leur courrier, un motif d’absence recevable. Ils sollicitent le soutien des parents pour sensibiliser leurs enfants aux risques des rassemblements.
Entendre les demandes des élèves
À l’INDA, la direction souhaite comprendre ce que les jeunes veulent exprimer. Des réunions avec les délégués de classe sont prévues ce mardi et jeudi.
« On est un peu en attente aussi de nos élèves, de ce qu’ils vont nous remonter », explique la directrice
Ces échanges doivent permettre de préciser leurs préoccupations. Alors que les écoles signalent de nouveaux appels à se rassembler dans les prochains jours, reste à voir si le dialogue permettra d’apaiser la situation.