Une centaine d’étudiants ont définitivement quitté le site de Pierrard à Virton. Leur formation est désormais organisée à Arlon, entre la Haute École Robert Schuman et le campus Callemeyn de l’Hénallux. Une rentrée particulière qui oblige étudiants et enseignants à revoir leurs habitudes

À première vue, cette rentrée ressemble à celle de l’année dernière. Les nouveaux inscrits côtoient les étudiants de deuxième, troisième années et ceux en Master M1-M2 venus de Virton. Mais les cours ne se donnent plus à Pierrard. Les étudiants se retrouvent désormais dans les bâtiments de la Haute École Robert Schuman à Arlon. Et aussi sur le campus Callemeyn de l’Hénallux.

Ce déménagement a des conséquences pratiques. Originaire de Namur, Théo Martin avait rejoint Pierrard pour effectuer son master. Il doit maintenant terminer ses études à Arlon.

« Le temps de trajet reste plus ou moins le même. Par contre, trouver un nouveau kot à Arlon a été un peu compliqué, surtout que les prix ne sont pas du tout les mêmes qu’à Virton », explique l’étudiant en deuxième année de master

Des interrogations sur la vie étudiante

Le changement concerne également la vie en dehors des cours. À Virton, le cercle étudiant permettait aux différentes années de se retrouver. À Arlon, son avenir doit encore être précisé.

« On se pose beaucoup de questions par rapport au cercle étudiant. On ne sait pas encore comment va s’organiser la vie extrascolaire. Nous sommes en négociation avec la commune d’Arlon », explique un étudiant

Sur le plan pédagogique, le fonctionnement reste inchangé cette année. Les étudiants venus de Virton conservent leurs professeurs et leurs groupes. Une autre formation d’ingénieurs industriels existe déjà à Arlon, mais le mélange entre les deux sections n’est prévu qu’à la rentrée suivante.

Une organisation sur deux sites

Cette année de transition impose déjà plusieurs adaptations dans l’élaboration des horaires. Marilène travaille à Pierrard depuis plus de trente ans et doit désormais coordonner les cours organisés sur deux implantations.

« En tant qu’horairiste, je dois travailler avec mon homologue de la Haute École Robert Schuman et avec celui du campus Callemeyn. Cela entraîne aussi beaucoup plus de déplacements », détaille-t-elle.

Les locaux ont également dû être adaptés. Sur le campus de la Haute École Robert Schuman, des bureaux partagés ont été créés pour accueillir les enseignants de Pierrard. Des parois ont été abattues et plusieurs espaces agrandis. Des classes de l’ITELA et des laboratoires réorganisés complètent le dispositif.

À quelques kilomètres de là, le campus Callemeyn accueille une autre partie de la formation. Six salles de classe temporaires, entièrement équipées, y ont été installées durant l’été.

« Le gros défi, c’est l’arrivée d’une grosse centaine d’étudiants supplémentaires à Arlon. Ces modules disposent de tout le matériel nécessaire pour donner cours comme dans une classe normale », précise le directeur, ex Pierrard, Julien Lecointre

Cette année doit permettre aux deux hautes écoles de préparer l’organisation commune de la formation. Malgré les changements de locaux et les contraintes logistiques, les directions assurent que cette transition ne doit avoir aucun impact sur la qualité de l’enseignement.