Le ROX à Rouvroy ouvre sa dixième saison culturelle. Pour préfacer cette saison anniversaire et évoquer le mode de fonctionnement de ce centre culturel singulier, nous recevons son nouveau directeur Pascal Penichou.
Même s'il n'en a pas la reconnaissance officielle, il a la couleur d'un centre culturel, il a l'outil, les moyens, les capacités d'un centre culturel...
Le ROX à Rouvroy ouvre cette année sa dixième saison artistique. L'anniversaire sera fêté au printemps 2027, mais la saison commence avec une pièce de théâtre, signée Laurent Ruquier.
"Ce 25 septembre, nous aurons la chance d'accueillir "La Presse est Unanime" de Laurent Ruquier avec Stevie Boulay et Julie Arnold.
Une pièce qui tourne pour ses 20 ans. Il reste quelques places"
Le pari était osé, mais en dix ans, le ROX a réussi à s'imposer comme référence culturelle dans le sud-Luxembourg, à trouver son rythme et le bon équilibre, entre spectacles de théâtre, concerts de musique, stages et ateliers créatifs.
"Les premières saisons, il y avait 3-4 dates. Puis il y a eu une montée en puissance vers 2018 avec une dizaine de dates. La période Covid a un peu coupé l'élan, comme dans toutes les structures culturelles, mais depuis, on est sur une vingtaine de dates"
Pascal Penichou, responsable culturel du ROX
Outre les spectacles "grand public", le ROX ouvre ses infrastructures à des écoles de danse, de musique, à des cours de théâtre et ateliers, en partenariat avec Tribal Souk notamment.
Sans reconnaissance FWB, un soutien à 100% communal
Etonnement, la structure n'a pas de reconnaissance officielle d'un centre culturel. Le ROX est financé à 100% par la commune de Rouvroy au travers d'une Régie Communale Autonome.
"Cette indépendance apporte peut-être un peu plus de souplesse. C'est vrai que les centres culturels labellisés doivent répondre à des contrats programmes, remplir des rapports et des dossiers de reconnaissance qui sont assez lourds, et qui demandent beaucoup de temps aux équipes.
Ici, on fonctionne avec trois temps pleins, pour le sport et pour la culture, parce qu'il ne faut pas oublier que le ROX, c'est aussi le sport.
Certes, ce n'est pas toujours facile. On est amené à faire de tout, mais on le fait, on aime ça.
Mais ce que je trouve très intéressant avec le ROX, c'est d'avoir une marge de liberté.
J'ai un conseil d'administration qui nous laisse vraiment travailler, qui nous fait confiance."
La non reconnaissance par la Fédération Wallonie-Bruxelles ferme néanmoins des portes à des subsides et aides à la diffusion. Ce qui n'empêche pas les programmateurs d'offrir un équilibre entre spectacles rentables et créations, qui le sont moins, mais qui valent le détour.
Le public, lui, se fidélise. Et provient de plus en plus loin.
"On a un rayonnement au niveau de la Gaume, voire de plus loin. On a du public qui vient autant de Virton, que d'Izel.
Certains spectateurs viennent même d'Arlon ou de Charleville-Mézières"
Le ROX nouent également ses relations avec les autres centres culturels de la région, histoire de se compléter sans se concurrencer.
"Le plus bel exemple est la programmation de Puggy, au ROX, à Arlon et à Bastogne. Trois dates en Luxembourg et trois dates complètes"
Infos : rox-rouvroy.be