Le Marché vintage et des Créateurs a fait son retour ce week-end au Hall polyvalent d’Arlon. Pour cette nouvelle édition, 50 exposants ont pris place dans les allées du salon, avec plusieurs centaines de visiteurs venus chercher autre chose que du neuf.

Vêtements, vinyles, mobilier, objets déco, affiches ou pièces de pop culture : le salon rassemble des univers très différents, mais avec un point commun : la plupart des objets proposés ont déjà vécu. Certains portent encore des traces, des griffes ou de l’usure. Mais ils sont quand même en bon état. Pour les amateurs, c’est justement ce qui fait une partie de leur charme.

« Le vintage a du charme parce que c’est la madeleine de Proust. On a tous connu ces objets. Ce sont nos grands-parents, nos parents qui en possédaient. On a tous un rattachement et un souvenir avec ces objets », explique Lucas Muller, exposant

Sur les stands, il ne suffit pourtant pas d’aligner des objets anciens pour attirer les visiteurs. Les exposants travaillent aussi la présentation. Rachel Galbourdyn, exposante en meubles, vaisselle et déco, a par exemple imaginé plusieurs ambiances sur son espace.

« J’ai créé mon univers en faisant une sélection de pièces bien particulières. Sur mon stand de 18 mètres carrés, j’ai créé trois décorations différentes et trois univers différents. Ce qui attire le plus? La couleur orange, c'est très vintage »

Le public ne vient pas seulement par nostalgie

Dans les allées, on croise aussi des plus jeunes visiteurs, attirés par un style différent et par des objets que l’on ne retrouve pas dans les grandes enseignes.

« Ce sont des anciens meubles qualitatifs qu’on n’a plus à l’heure actuelle, par exemple chez Ikea. Et un style qu’on ne trouve pas forcément de nos jours, vu que tout est identique », confie une visiteuse

La question du prix reste aussi présente. Certains objets commencent à quelques euros, tandis que des pièces plus rares peuvent grimper beaucoup plus haut. Un visiteur, venu spécialement pour les vinyles, est reparti avec une quinzaine de disques funk et soul. Il s'est fait plaisir...

« J'ai dépensé environ 200 euros. Ce sont des choses qu’on ne trouve plus beaucoup actuellement parce que ce n’est pas réédité. Un disque coûte entre 5 et 30 euros en moyenne, et puis vous avez des collectors qui vont jusqu’à 200, 300 ou 400 euros »

Le salon laisse aussi une place aux créateurs modernes

Certaines pièces sont anciennes, d’autres sont fabriquées aujourd’hui mais reprennent des codes déjà passés par plusieurs générations. C’est le cas des accessoires au crochet, revenus dans l’air du temps.

« Ça fait penser un peu aux années 60, 70, 2000. Maintenant, en 2026, c’est encore tendance. C’est un cycle. Au final, c’est intemporel », explique une exposante

Pour l’organisatrice Alice Chioccolini, ce rendez-vous se distingue clairement d’une brocante classique. Et il ne faut pas confondre les deux.

« Une brocante, tout le monde a le droit de participer. Ici, c’est un salon du vintage. On se différencie par la qualité des meubles, de la marchandise. Il faut être passionné, professionnel dans la plupart des cas si on veut exposer. On chine vraiment du beau. »

Et ce “beau” attire encore. Plus d'un millier de visiteurs sont venus pour cette nouvelle édition.