Le nouvel hôpital psychiatrique de Bertrix verra-t-il bien le jour ? La commune en doute au vu de la décision des banques à réexaminer le dossier de Vivalia, reportant ainsi le financement ou non à deux ans, comme l'ont annoncé nos confrères de l'Avenir du Luxembourg. Une décision que le bourgmestre regrette au vu de l'ancienneté des bâtiments.

40 millions d'euros, c'est le montant qu'avoisine actuellement le nouvel hôpital psychiatrique de Bertrix, à construire dans le prolongement des cuisines collectives du site de la Clairière. 

Néanmoins, qu'en sera-t-il dans deux ans ? Nous apprenons que ce n'est qu'en 2028 que les banques donneront ou non leur accord pour le financement. Une décision qui inquiète alors que la demande de permis devait être déposée en septembre prochain.

"Les patients sont à quatre dans une chambre", déplore Mathieu Rossignol, bourgmestre de Bertrix. "On a des bâtiments qui datent des années 70, et finalement ça n'a l'air d'inquiéter personne !"

"Il n'y aura pas de décalage"

La décision des banques interroge car 98% des 40 millions actuels seront à terme pris en charge par la Région wallonne.

Mais d'abord, un financement de la part des banques est nécessaire, la Région procèdera quant à elle à un remboursement, et non à un versement d'un subside direct.

L'intercommunale Vivalia estime qu'il ne faut pas s'inquiéter : la qualité des soins à Bertrix est reconnue et les travaux seront bien lancés à la date prévue.

"Je tiens à rappeler, de manière très ferme, que les travaux devaient démarrer début 2028 pour une mise en exploitation en 2031", explique Pascal Mertens, directeur général de Vivalia. "Rien dans ce qui vient d'être annoncé ne s'oppose à ce calendrier donc il n'y aura pas de décalage au nouvel hôpital de Bertrix".

Du sous-localisme ?

En attendant, en l'absence de garantie, le doute subsiste quant à la concrétisation de ce projet au niveau de la commune de Bertrix. Le bourgmestre pointe la responsabilité de certains administrateurs de Vivalia.

"On avantage certaines communes représentées au sein du conseil d'administration", déplore toujours Mathieu Rossignol."On comprend finalement pourquoi certains se battent autant pour être dans le conseil d'administration. Ici, on a un peu l'impression que Bertrix est un peu oublié. Je ne fais pas ici du sous-localisme, je dis simplement qu'en termes de timing et d'avancement de projet, Bertrix est bien plus avancé qu'Arlon, Bastogne et Virton. Je regrette vraiment cette décision".

D'autant plus que la commune de Bertrix espère récupérer une partie des bâtiments actuels en vue de la construction d'un hôtel de 150 chambres. Ce à quoi le directeur général de Vivalia répond n'avoir jamais reçu de demande.