En ce 3 novembre, Saint-Hubert fête son saint patron, protecteur des animaux. L'évènement attire les foules chaque année grâce notamment à l'incontournable bénédiction de nos compagnons à quatre pattes, sur le parvis de la Basilique.
Un peu d'eau bénite, beaucoup de complicité… et une tradition qui ne prend pas une ride. À la Saint-Hubert, la traditionnelle bénédiction du 3 novembre est offerte aux animaux. Dans la foule : il y a les habitués et les petits nouveaux, comme Yuzu.
“Il a 5 mois” confie sa maîtresse Oranne. “Je suis de Saint-Hubert, c’est la première fois qu’il peut venir à la rencontre du doyen. C’est symbolique”.
“Ça y est, c’est fait !”, s’exclame Inès qui vient bénir son chien pour la deuxième fois. “C’est important pour son bien-être et puis c’est une tradition”.
“Je suis venue du Luxembourg avec mes cinq chiens, c’est assez sportif, mais je gère”, confie pour sa part Cécile. “C’est important pour moi car je suis une amoureuse des animaux. Ils sont comme mes enfants et je ne voudrais pas qu’il leur arrive quelque chose”.
Goupillon à la main, le doyen de la Basilique de Saint-Hubert, Philippe Goosse, perpétue la tradition année après année, avec le même enthousiasme.
"Je prends toujours autant de plaisir à bénir les animaux", confie le chanoine et doyen de Saint-Hubert. "Il y a un lien particulier et je sens que ça touche les personnes de pouvoir vivre ce moment pour leur animal de compagnie".
Derrière cette ferveur populaire : une fête religieuse en l'honneur du patron de la ville: Saint-Hubert, évêque de Liège, mort en 727, protecteur des chasseurs et de leurs animaux, à qui l'on prêtait le pouvoir de guérir la rage, mais pas que...
" En dehors du 3 novembre, je reçois aussi pas mal de familles. Des enfants qui ne dorment pas ou qui font des cauchemars. Il y a plusieurs portes d'entrée à la Saint-Hubert, mais je retiens surtout cette belle piété populaire", explique Philippe Goosse, chanoine et doyen de la Basilique de Saint-Hubert.
De race Saint-Hubert ou non... A quatre pattes ou à sabots... chacun repart avec sa dose de protection pour l'année à venir. Une tradition qui rappelle surtout l'attachement des hommes à leurs fidèles compagnons.