Un peu moins de 1200 Ukrainiens sont toujours hébergés en province de Luxembourg. C'est un chiffre assez stable depuis 2022. La plupart ont trouvé un logement privé. Ils sont aidés dans leurs démarches par les CPAS. 

Au débat de la crise, beaucoup d'Ukrainiens ont logé chez des particuliers, mais aujourd'hui, la plupart logent dans des maisons ou appartements privés. Les Ukrainiens nouvellement arrivés séjournent de manière temporaire dans des hébergements collectifs ( voir reportage de ce 3 mar s) avant de trouver un logement privé. 

Rehina, sa maman et ses deux soeurs ont quitté l'Ukraine au début de la guerre . "Au début, c'était difficile pour apprendre le français. Maintenant c'est mieux. C'est mieux aussi pour chercher du travail" témoigne Rehina Vinnychenko.  Rehina travaillait comme vétérinaire en Ukraine, mais son diplôme n'est pas reconnu ici et la jeune femme de 27 ans peine à trouver un job dans son domaine.

Cette famille est arrivée à Vielsalm il y a 4 ans. Depuis deux ans, elles vivent dans une partie de maison à Grand-Halleux. Elles sont très reconnaissantes de l'aide que la Belgique et les Belges leur procurent chaque jour.

"Pour notre famille, c'est bien d'habiter ici, c'est calme. Les gens sont très gentils" confie Svitlana Vinnychenko en ne manquant pas de remercier les personnes qui les aident régulièrement.

Aidés par le CPAS

Actuellement, 72 Ukrainiens sont hébergés sur Vielsalm. Chaque semaine, le CPAS organise une permanence pour les aider dans leurs démarches administratives pour bénéficier de l'aide sociale, des allocations familiales, pour trouver un logement, un emploi, etc.

"Comme ils ne parlent pas français et que leur écriture est différente, c'est très compliqué pour eux de faire leurs démarches tout seul. C'est de moins en moins de travail car ils apprennent le français, mais ils restent dépendants du CPAS car ils ont toujours des questions", explique Laura Stoquart assistante sociale au CPAS de Vielsalm.

La permanence accueille les nouveaux arrivés comme ceux présents depuis le début du conflit. Mykyta est arrivé, il y a quatre ans, seul sans famille à l'âge de 17 ans. "Je suis venu en Belgique, seul, sans famille. Au début, c'était très difficile, mais c'est difficile pour tous les Ukrainiens", rapporte le jeune homme âgé aujourd'hui de 21 ans. Mykyta Penchev a déjà travaillé comme article 60. Il espère maintenant faire une formation d'électricien pour trouver du travail. 

Tous ces Ukrainiens ont refait leur vie en Belgique et espèrent bien y rester.

"Je ne peux pas retourner en Ukraine. Mon appartement est au Donbass, territoire qui est occupé.  Mon appartement est cassé. Je n'ai plus rien en Ukraine: pas de travail, pas de logement. Et mon fils étudie ici, déclare Svitlana Shyhina qui a trouvé un travail à temps partiel.

1193 Ukrainiens en province de Luxembourg

Il y a 4 ans, le 4 mars 2022, l'Europe a instauré la protection temporaire pour les Ukrainiens, un statut qui leur octroie les mêmes droits que les réfugiés sans devoir faire une demande d'asile. En province de Luxembourg, le nombre d'Ukrainiens bénéficiant de ce statut s'élèvent à 1.193. Au fil des départs et des arrivées, ce chiffre est resté assez stable avec un pic maximum de 1363 Ukrainiens en août 2022. 

Le conflit n'étant pas terminé, le Conseil de l'Union européenne a déjà octroyé deux prolongations de cette protection temporaire. La dernière est valable jusqu'en mars 2027.