Avant de rejoindre l’Utah et la Mars Desert Research Station, six étudiants de l’UCLouvain ont fait étape à l’Euro Space Center de Transinne. Objectif : souder l’équipage, entrer dans l’univers qui les attend et préparer une mission de douze jours en confinement, dans des conditions proches d’une simulation martienne
Dans quelques jours, direction le désert de l’Utah pour six étudiants belges de l’UCLouvain. Pendant douze jours, ils vivront à la Mars Desert Research Station, une base installée en plein décor martien, où tout est pensé pour reproduire les contraintes d’une mission spatiale. Vie en groupe, espace réduit, sorties extravéhiculaires, nourriture lyophilisée, rythme collectif : l’expérience s’annonce aussi exigeante scientifiquement qu’humainement.
Avant ce départ, l’équipage a choisi de passer par Transinne. Non pas pour copier ce qu’il vivra aux États-Unis, mais pour renforcer la cohésion et se plonger une première fois dans cet univers.
« Ici, c’est aussi avant tout un team building, mais on en profite aussi pour apprendre un peu plus sur l’espace et sur Mars », résume l’un des participants. « On va passer douze jours dans un espace confiné tous ensemble. Donc il faut qu’on puisse se tolérer quand même et s’apprécier les uns les autres »
Les profils sont variés : ils sont étudiant(es) en biologie, psychologie, logopédie. La mission ne se limitera donc pas à survivre ensemble dans un décor hors norme. Elle servira aussi de terrain d’étude.
« On a chacun notre recherche et on va chacun pouvoir un peu expérimenter notre domaine là-bas », explique une étudiante en psychologie. Son sujet à elle portera sur la gestion des conflits dans l’équipe
Du côté luxembourgeois, Zahra Al-Bayati, une étudiante originaire de Libramont, fera elle aussi partie de l’aventure. Future logopède, elle s’intéressera à la communication au sein du groupe en situation de confinement.
« La communication, c’est l’essentiel d’une mission spatiale », souligne-t-elle. « Je vais observer comment est-ce que la communication change dans un environnement en extrême confinement »
Dans l’équipage, un seul a déjà connu l’expérience. Il repart pour une deuxième année consécutive et sait déjà à quoi s’attendre. Il s'agit d'Antoine.
« Il faut s’attendre à beaucoup de promiscuité quand même », prévient-il. « Forcément, il y aura des petites tensions parce qu’on est confinés pendant douze jours à six »
À Transinne, ces étudiants ont encore pu "souffler" une dernière fois. Dans l’Utah, l’aventure prendra une tout autre dimension.