On ne fait pas n'importe quoi dans les cimetières. La Région wallonne a sorti un réglement en 2009, mais toutes les communes ne l'ont pas encore intégré. Saint-Léger vient d'adopter son nouveau règlement communal. Les pompes funèbres en ont été informées. 

En matière funéraire, on ne fait plus n'importe quoi, voilà le message de la Région Wallonne et des communes qui ont revu leur règlement. Différentes obligations sont formulées en vue d'une meilleure communication entre les communes et les pompes funèbres. A Saint-Léger, les élus ont pris le dossier à bras le corps. Le nouveau règlement  communal est passé de 5 à 37 pages!

"Ce nouveau réglement permet de clarifier les rôles de chacun et de renforcer la collaboration avec les pompes funèbres",souligne Valentine Gustin, employée communale en charge des cimetières

Des règles pour clarifier les choses et éviter les surprises

"Tout va se faire en partenariat avec les pompes funèbres" relève Vinciane Gigi, la Bourgmestre de Saint-Léger. La commune a convié les entreprises à une séance d'information.

"On demande, par exemple, qu'il n'y ait plus d'interstice entre les tombes, que les cavurnes (petit caveau pour les urnes cinéraires) ne dépassent pas 65cm X65 cm, que la population puisse donner ses dernières volontés à la commune et qu'elles soient respectées", indique Vinciane Gigi, Bourgmestre de Saint-Léger.

Toutes les nouvelles dispositions ont été expliquées aux entreprises de pompes funèbres. Seules deux étaient présentes à la réunion organisée par la commune. 

"Nous avons déjà reçu des règlements communaux mais c'est la première commune qui nous les explique de vive voix, confie Alain Schumers, gérant des pompes funèbres Bentz à Aubange et Arlon. Il n'y a pas de surprise , mais plus des détails pratiques." 

Un règlement basé sur celui de la Région 

Ce réglement s'est basé sur celui de la Région wallonne qui date de 2009. L'objectif est d'harmoniser les règles.

"On se rend compte que quatre communes voisines peuvent avoir quatre règlements différents, donc les familles en pâtissent mais aussi les entrepreneurs car ils sont obligés de suivre les règlements de chaque commune. Sans compter que certaines communes ne comprennent pas l'évolution de la loi", explique  Xavier  Deflorenne, coordinateur de la cellule de gestion du patrimoine funéraire au SPW. 

Harmoniser permet d'éviter les problèmes à venir. De l'heure de la mise en bière à un calendrier des travaux. Le règlement concerne aussi les urnes cinéraires à domicile pour éviter qu'elles ne se retrouvent à la poubelle au changement de propriétaire de la maison mais aussi des housses biodégradables, du zinc dans les cercueils en caveau. Pour faciliter la décomposition, seuls les cercueils en bois massif, en carton ou en osier sont autorisés en pleine terre. 

Plus de matériaux biodégradables

"On vend deux à trois cercueils en osier par an. C'est plus cher que du chêne massif, mais on réfléchit à d'autres alternatives plus abordables, rapporte Rudy Jacob, assistant funéraire aux pompes funèbres Colles & Dominicy à Arlon.

L'emploi de matériaux biodégradables respecte plus l'environnement mais aussi les ouvriers chargés des exhumations. Ce sera bientôt le cas au cimetière de Châtillon où la commune souhaite récupérer de la place dans la première partie plus ancienne.

L'entretien des cimetières n'est pas toujours une priorité politique. Pourtant s'occuper des cimetières, c'est surtout respecter les vivants qui les fréquentent.