Un brasier impressionnant, des flammes visibles de loin et une ambiance de grand rendez-vous populaire. À Vance, le Grand Feu reste un classique du printemps. Mais derrière le spectacle, il y a surtout des semaines de préparation portées par le Club des jeunes et de nombreux bénévoles du village
Sur le site, la foule est à nouveau au rendez-vous. Comme chaque année, le Grand Feu attire bien au-delà du seul noyau villageois. Des familles, des groupes d’amis, des habitués de la région et beaucoup d’enfants viennent profiter du spectacle. Certains spectateurs parlent même "d’un des plus beaux Grands Feux de la Province".
Côté logistique, le montage du Grand Feu débute dès le début du mois de février. Il faut commander le bois, imaginer la structure, assembler les perches, faire évoluer la construction au fil des semaines et préparer l’ensemble du site avant l’arrivée du public. Les jeunes du village sont en première ligne, mais ils ne sont pas seuls. À l’approche de l’événement, des habitants viennent aussi prêter main-forte. Et au fil des années, le rendez-vous a pris une autre ampleur : feu d’artifice, cracheurs de feu, chapiteau plus grand… le Grand Feu s’est professionnalisé, sans perdre son ancrage local.
« On a commencé début février. En général, on est plus ou moins six pour monter le Grand Feu. On utilise 200 perches pour faire ce style de structure. Au début, c’était un petit Grand Feu en petit comité avec le village. Maintenant, au fur et à mesure des années, ça a évolué. On emploie les grands moyens et on essaie de faire un waouw chez les gens », explique Yanis, du Club des jeunes.
Pour les bénévoles, le moment de l’embrasement a forcément une saveur particulière. Il marque l’aboutissement de plusieurs mois de travail, mais aussi la disparition d’une construction pensée, montée, ajustée et améliorée semaine après semaine. La structure n’est d’ailleurs pas toujours figée au départ. Elle se décide aussi en fonction du temps disponible, du matériel restant et des idées qui surgissent au fil du chantier.
« Quand il commence à brûler, on est contents, mais on se dit aussi que des mois de travail repartent en fumée. On le sait depuis le départ, mais si les gens sont contents, on est contents », confie Mathis, l’un des responsables du montage.
Derrière cette fête populaire, il y a aussi une réalité plus ´terre a terre ´. Le Club des jeunes explique que les bénéfices ne sont plus ceux d’après-Covid. Après une édition très positive autour de 4 à 5.000 euros, les marges ont fondu : moins de 1.000 euros l’année suivante, puis un résultat presque nul l’an dernier. Autrement dit, le spectaculaire coûte de plus en plus cher à organiser. Cette édition avait donc aussi un enjeu simple : continuer à faire vivre l’événement sans casser la dynamique.
Au moment d’allumer le brasier, le Club des jeunes a aussi choisi de mettre à l’honneur Cynthia, bénévole bien connue du village, active notamment au patro et à la maison des jeunes.