Au cours de trois soirées, le Pôle Culture Bastogne interroge sur l'impact du numérique sur la culture.
Faut-il voir les plateformes musicales, IA générative, et autres récits numériques, comme une opportunité d'accès à un univers de créations ? Ou au contraire, un risque d'uniformisation dictée par les algorithmes ?  

"La culture n'est pas n'est pas épargnée par l'explosion du numérique, des plateformes, de l'IA génératives", constate Nicolas Neysen, membre du Pôle Culture Bastogne.

"D'un côté on a un accès quasi illimité à toute une série de contenus et d'un autre côté il n'y a absolument pas de transparence sur comment sont proposés les contenus que l'on recherche au travers de certains filtres, de certains algorithmes, de recommandations"

"Derrière ces plateformes, ce sont des géants du numérique avec des intérêts très fortement économiques aussi liés à la publicité"

Professeur à HEC, Nicolas Neysen est aussi comédien amateur au sein de la troupe des Remparts à Bastogne, et auteur d'une première comédie "La Casa de Popol" jouée sur plusieurs scènes de la province. 

Voit-il l'IA générative comme un soutien à la créativité ou un risque de supplanter la créativité humaine ? 

"Je considère qu'il n'y a pas trop de risques pour la créativité humaine dans le sens où les IA génératives vont effectivement générer du contenu mais à partir de certaines choses qui ont été injectées au départ et donc oui elle génère mais elle ne crée pas forcément". 

Avec un risque d'appauvrissement, voire à l'extrême de dégénérescence, à force de s'appuyer sur ce qu'elle a elle-même créé auparavant ?

"Oui c'est vrai. Il y a un risque de devenir passif par facilité en  demandant aux IAs génératives de nous générer du nouveau contenu. Mais vous avez raison, on pourrait imaginer qu'à un moment donné ça va effectivement tourner en rond,  ça va s'assécher et ça va un peu standardiser les contenus. C'est un risque".

Programme :

"Culture et plateformes : qui décide de ce qu’on écoute, regarde ou lit ?"
Conférence de Louis Wiart, enseignant et chercheur à l’ULB.
26 mars 2026 à 18h 

"Faussaires algorithmiques : l'intelligence artificielle va-t-elle remplacer les artistes ?"
Conférence de Louis de Diesbach, éthicien de la technique et doctorant à l’ULB.
15 avril 2026 à 18h

"Storyworlds culturels : sommes-nous prisonniers de nos récits numériques ?"
Conférence de Carole Lipsyc, chercheuse à l’Université Paris 8.
13 mai 2026 à 18h

Inscription obligatoire :
Christelle Renquin  christelle.renquin@poleculture.be

8 € par conférence (5 € pour les étudiants et enseignants)
20 € pour l’ensemble du cycle