La commune de Fauvillers compte toujours créer un lieu de recueillement en pleine nature. À l'approche de la Toussaint, une première réunion avec un bureau d'architecture a eu lieu pour enfin concrétiser cette idée lancée en 2019, mais repensée suite à plusieurs obstacles.

L'idée d'un jardin cinéraire ne date pas d'hier à Fauvillers, et elle était novatrice à l'époque en province de Luxembourg. L'ambition première était de créer un lieu de recueillement entre Fauvillers et Hotte pour disperser les cendres et inhumer les urnes. Un projet que nous présentait Nicolas Stilmant, l'ancien bourgmestre, en octobre 2019 :

"C'est une pratique qui est assez courante dans les pays anglo-saxons. On a des parcs qui font office de cimetières où la séparation entre le parc et le cimetière n'est pas si claire. On se balade dans une zone naturelle et on voit qu'on est dans un lieu de recueillement. C'est aussi une autre manière de se recueillir, une manière un peu plus apaisée, une manière peut-être un peu dédramatisée aussi par rapport à cette relation au recueillement. Et donc on voulait montrer tout ça dans un cimetière exemplaire".

Une autre localisation 

Le jardin cinéraire n'a finalement pas pu voir le jour le long de la route qui mène à Hotte car l'achat de terrains à un privé aurait été nécessaire en cas d'extension et la commune ne souhaitait pas dépasser un certain montant.

Mais aujourd'hui, le collège en place depuis 2024 rapporte qu'il y a toujours de la demande pour un jardin cinéraire, d'autant plus depuis la construction du crématorium à Neufchâteau. Une autre localisation, peu éloignée de la précédente, est envisagée.

"On a eu l'occasion ici de trouver un terrain qui se prête beaucoup mieux, qui est vraiment au cœur des bois d'Oisefagne et qui est une parcelle de 2,20 hectares. On peut voir des extensions possibles dans le futur si c'est nécessaire", détaille Geoffrey Chetter, actuel bourgmestre de Fauvillers.

Quel équipement ?

Les deux hectares en question sont en voie d'acquisition. L'objectif, idéalement, est de pouvoir implanter ce jardin ou cette forêt cinéraire dans les deux ans. En tout cas, avant 2030.

"Ce ne sera évidemment que des cendres là-bas, donc pas de corps, il y aura tout ce qui est nécessaire pour proposer aux gens des cavurnes, columbariums et aires de dispersion. Il y aura aussi une parcelle des étoiles parce que nous n'en avons pas encore sur le territoire de la commune mais voilà, ce sera l'endroit qui sera choisi en préservant le cadre naturel un maximum", conclut le bourgmestre.