Le feu d’artifice prévu pour clôturer la Fête des Myrtilles a été interdit en raison du risque d’incendie. Le Comité des fêtes et son artificier habituel ont alors imaginé une solution de remplacement. Dans le parc communal, lasers, musique et jets d’eau ont offert au public une soirée très différente des éditions précédentes
Le parc communal de Vielsalm était noir de monde mardi soir. Pourtant, quelques jours plus tôt, la tenue de cette clôture était encore incertaine. Dès le vendredi, le risque d’incendie avait entraîné l’interdiction du traditionnel feu d’artifice. Pour le Comité des fêtes, il fallait donc revoir les plans dans l’urgence. Ses responsables se sont tournés vers Xavier Bourdon, l’artificier habituellement chargé du feu. Ensemble, ils ont retenu une formule mêlant lasers, musique et jets d’eau.
Le défi était important. Le dispositif devait être imaginé et installé en seulement quelques jours, dans une partie relativement réduite du parc. Une dizaine de personnes ont participé au montage, contre trois habituellement pour un feu d’artifice. Un bassin, plusieurs jets d’eau et onze lasers ont notamment été installés. Cette nouvelle formule demandait également beaucoup plus de matériel. Une contrainte logistique supplémentaire pour l’équipe de Xavier Bourdon, déjà fortement touchée par les nombreuses interdictions décidées cet été en raison de la sécheresse.
« Nous avons déjà dû annuler 27 spectacles. Il faut trouver des alternatives pour continuer à travailler et faire travailler les équipes », explique Xavier Bourdon, artificier
Une visibilité différente selon l’endroit
Dans le parc communal, les lasers dominaient largement le tableau. Depuis les premiers rangs, on voyait mieux les jets d’eau qui complétaient le dispositif. Plus loin, en revanche, ils restaient difficiles à distinguer. La configuration du site et l’espace disponible ne permettaient pas de déployer une installation plus imposante. Cette visibilité, parfois limitée, n’a pas empêché une grande partie du public d’apprécier la soirée. Plusieurs spectateurs ont notamment souligné le calme de cette formule, sans détonations ni nuisances sonores importantes. Le verdict du public semble donc finalement positif.
« C’est très calme, pas de bruit, ça ne casse pas les oreilles. C’est splendide, on en a plein les yeux», dit l'un d'eux. "C'est une belle alternative, bravo", réplique une jeune spectatrice
Pour Arnaud Deblire et le Comité des fêtes, l’essentiel était de pouvoir maintenir une véritable clôture malgré l’interdiction. Une organisation menée dans l’urgence par une équipe réduite (4 personnes composent le comité des fêtes), avec l’incertitude de savoir comment cette première serait accueillie.
Cette première expérience pourrait donc ne pas rester sans lendemain. Si les périodes de sécheresse devaient se répéter, ce type de formule pourrait être plus souvent utilisé pour remplacer le feu d’artifice