Ce dimanche 8 mars, c'est "La Journée internationale des femmes". Et à Neufchâteau, le Théâtre des Moulins prépare « J’ai rêvé la révolution », une création inspirée par la figure d’Olympe de Gouges, exécutée en 1793 pour ses écrits. Une pièce écrite il y a plus de deux siècles, mais qui reste encore d'actualité
Au cœur de « J’ai rêvé la révolution », il y a une femme : Olympe de Gouges, figure de la Révolution française, autrice engagée, exécutée en 1793 pour ses idées et ses écrits. La pièce raconte ses derniers jours, dans une époque où une opinion pouvait mener à la condamnation. Pour la responsable de la troupe, Cécile Jancart, l’intérêt du texte tient à ce qu’il ne se limite pas à une page d’histoire.
« La liberté d’expression des femmes, la place des femmes dans la société, est encore loin d’être acquise. Et comme on dit, tous les droits ne sont jamais acquis, ils peuvent toujours être remis en question », souligne-t-elle.
Le récit s’ouvre sur un face-à-face : Olympe de Gouges et le soldat chargé de la surveiller. Autour d’eux gravitent deux autres personnages : la mère du soldat et la belle-fille de la prisonnière. Claire, qui incarne la mère, comprend petit à petit la cause du combat de Olympe de Gouges.
« Au début, je ne comprends pas pourquoi la prisonnière est enfermée… et puis petit à petit, je sympathise avec elle et je commence à comprendre son combat ». Wendy, elle, joue la belle-fille : celle qui tente de sauver les écrits et de transmettre des idées, au prix d’un risque personnel. « Je mets ma vie en danger… et aussi celle de mon enfant », résume-t-elle.
Autre particularité : la troupe travaille habituellement avec des rôles uniquement féminins. Cette fois, l’histoire "impose" un personnage masculin, le soldat. Le comédien décrit un homme ordinaire, d’abord strict, puis bouleversé : « obligé de suivre le règlement… puis cette femme réveille sa conscience… à la fin, on voit qu’il se transforme ».
« J’ai rêvé la révolution » sera joué à l’Espace 29 à Neufchâteau les 14 et 15 mars.