Le premier bulletin 2026 de l’Institut Archéologique Luxembourgeois est paru. Au sommaire : un général des Jésuites originaire de la province de Luxembourg, les « Cercles Fraternels » maçonniques entre 1882 et 1977 et l’exposition « Arlon à l’Affiche ».

Président de l’ Institut Archéologique Luxembourgeois , Jean-Claude Muller, détaille dans un article la vie d’Everard Mercurian, né Lardinois, en 1514, à Marcourt (aujourd’hui commune de Rendeux) qui devint le 4e général de la Compagnie de Jésus, c’est-à-dire de l’ordre des Jésuites et le premier non-espagnol.

Il fut élu à sa charge le 23 avril 1573, il y a exactement 453 ans. Sous son généralat, l’ordre des Jésuites connut une explosion des vocations. Certains historiens lui attribuent « une culture jésuite spécifique », plus ouverte et moins rigoriste que celle de ses prédécesseurs. Everard Mercurian est décédé lors d’une épidémie de grippe, à Rome, en 1580. Trois autres belges ont dirigé l’ordre après lui.

Dans un second article Luc Hiernaux, historien, s’intéresse aux « Cercles Fraternels » de la Franc Maçonnerie en province de Luxembourg et dans le sud namurois à l’horizon des années 1882-1977.

Comme le définit l’auteur, non sans humour, un « cercle fraternel est une sorte d’ULM », pour unité légère maçonnique. C’était un moyen de lutter contre l’isolement du sud-namurois et de la province de Luxembourg où les routes ne permettaient pas un transport rapide par des voies de communication dignes de ce nom.

Un cercle devait comprendre cinq maçons habitant une même commune ou région proche dépourvue de loge. Trois de ces cercles furent créés par la loge de Namur à Dinant (1881), Arlon (1882, présidée par Victor Tedesco) et Marche-Rochefort (1882). Après une quinzaine d’années, les deux premiers furent dissous. Celui de Marche-Rochefort semble s’être étendu un moment à l’ensemble du territoire provincial avec des frères à Arlon, Virton et Saint-Hubert, dont l’industriel Nestor Martin.

Enfin, Valérie Peuckert, directrice du Musée Gaspar d’Arlon présente « Arlon à l’Affiche », l’exposition accessible jusqu’au 3 janvier 2027 que nous vous avions présentée ici