L'étang de l'Ilé a été vidé de ses poissons carnassiers ce mardi à Etalle. Une opération qui se tient tous les deux ans dans le but d'équilibrer la biodiversité de cette réserve naturelle mais également de réempoissonner les cours d'eau.

C'est une pêche pas comme les autres. Armés de leurs épuisettes, ces pêcheurs attrapent les poissons des étangs de l'Ilé dans le but de les trier.

"On se situe au niveau de l'échelle à poisson qui fait la liaison entre la Semois et les étangs de l'Ilé, note Florian Naisse, chef de cantonnement d'Arlon pour le DNF. Nous baissons donc le niveau d'eau des étangs pour que les poissons s'accumulent au niveau de l'échelle afin de les récupérer et de les trier."

Tri entre espèces indigènes et exotiques

Parmi les poissons, on retrouve des espèces indigènes comme le brochet, la perche, le gardon, la tanche ou l'anguille. Mais certaines espèces exotiques, comme la perche soleil ou le rasbora, sont également présentes. Celles-ci seront éliminées, alors que les carnassiers seront, eux, reversés dans la Rulles ou la Semois.

"Nous avons l'obligation d'éliminer les espèces exotiques envahissantes afin qu'elles ne contaminent pas le milieu, explique Damien Rouvroy, coordinateur du service de la pêche. Elles occupent les niches écologiques de nos poissons indigènes. Par exemple, nous voulons éviter que la perche exotique remplace notre perche indigène."

Le but de cette opération est donc double : réempoissonner les cours d'eau mais aussi maintenir la biodiversité de la réserve naturelle de l'Ilé, en favorisant notamment la présence des cyprinidés. La prochaine vidange du genre se tiendra dans deux ans.