Au moins trois concerts de Patrick Bruel ont été annulés au Québec. Plusieurs maires français ainsi que le Bourgmestre de Forest appellent également à des annulations. À Bastogne, où l’artiste doit se produire le 28 juin prochain, le bourgmestre rappelle toutefois que les pouvoirs d’une commune restent très limités en la matière.
Alors que maintien du concert prévu à Bastogne continue d’alimenter les débats sur les réseaux sociaux, le bourgmestre de la ville, Benoît Lutgen, tient à apporter plusieurs précisions.
« Pour rappel, la Ville de Bastogne n’est pas l’organisatrice du concert de Patrick Bruel. Elle n’a donc pas la possibilité d’annuler le contrat ». Benoît Lutgen, Bourgmestre de Bastogne (Les Engagés)
Le bourgmestre rappelle également qu’en vertu de la séparation des pouvoirs, il ne peut se substituer à la Justice :
« La Justice doit pouvoir travailler dans la sérénité, et non sous la pression des réseaux sociaux ou des plateaux de télévision ». Benoît Lutgen, Bourgmestre de Bastogne (Les Engagés)
Un rôle limité à l’ordre public
S’il est chargé de garantir l’ordre public sur le territoire communal, Benoît Lutgen insiste néanmoins sur les limites de son rôle :
« Un bourgmestre ne peut interdire un concert ou un événement qu’en cas de risque avéré pour l’ordre public. Nous suivons évidemment avec la plus grande attention toute évolution de la situation. » Benoît Lutgen, Bourgmestre de Bastogne (Les Engagés)
L’élu souhaite à tout prix rester dans son rôle. En effet, une annulation jugée abusive pourrait exposer la Ville de Bastogne à d’importantes sanctions financières, susceptibles d’être réclamées par l’artiste ou par l’organisateur de l’événement.
Ces réactions font suite aux accusations visant Patrick Bruel ces dernières semaines. Au moins douze femmes ont porté plainte contre lui et dénoncé publiquement des comportements qu’elles jugent déplacés ou inappropriés de la part du chanteur.
À ce stade, aucune condamnation judiciaire n’a toutefois été prononcée à son encontre et les faits relayés suscitent un vif débat entre défense de la présomption d’innocence et prise en compte de la parole des plaignantes.