Avec le réchauffement climatique, la gestion des eaux pluviales devient un véritable enjeu pour les communes. Chaque année, l’intercommunale Idelux organise une matinée d’information consacrée à cette problématique. Au programme : de la théorie, mais aussi des exemples concrets d’aménagements.

À Saint-Vincent, aux abords de l’église, le tarmac a laissé place aux pavés drainants et ajourés, aux dalles béton-gazon et à différents espaces végétalisés. Des aménagements qui poursuivent un objectif commun : permettre à l’eau de pluie de s’infiltrer davantage dans le sol.

“On se base sur deux grands principes : la percolation - on essaye d’injecter le plus possible l’eau dans le sol - et la temporisation des eaux qui nous amène dans certains cas à aménager des bassins d’orage”, explique Bernard Dellacherie, urbaniste et géomètre. 

Déconstruire la logique du tout à l’égout 

Ces aménagements ont été présentés par Idelux lors d’une matinée d’information consacrée à la gestion des eaux pluviales dans l’espace public. L’objectif ? Donner aux communes des pistes concrètes et montrer, sur le terrain, comment certains espaces peuvent être repensés. Autre exemple à l’ancien lavoir de Bellefontaine où les aménagements réalisés déconstruisent la logique du tout-à-l’égout.   

“Avec le dérèglement climatique, un bel orage peut provoquer des inondations. On se rend compte avec ce modèle du tout-à-l’égout que les eaux pluviales ne sont pas gérées de manière vertueuse” , développe Cathy Le Baron, conseillère en environnement chez Idélux eaux. “Le but est donc de faire prendre conscience aux agents et mandataires communaux de l’importance de se poser ces questions avant l’élaboration de projets d’aménagement du territoire”. 

Une vingtaine de communes de notre province ont participé à cette matinée d'information. Preuve que la gestion des eaux de pluie revêt aujourd’hui un véritable enjeu.