Les professionnels de la sécurité et de la défense ont rencontré le public ce samedi au Shopping Cora de Messancy. Au Sécu-Village, démonstrations et présentations de matériel ont côtoyé les informations sur les carrières. L’objectif était aussi de susciter des vocations, alors que certains services cherchent à renforcer leurs équipes
Dans la galerie commerciale, les visiteurs découvrent les métiers au contact de ceux qui les exercent. Police, services de secours, Défense et entreprises de gardiennage présentent leurs missions et répondent aux questions. La police grand-ducale et la gendarmerie française participent également à cette journée. Certains viennent par curiosité, d’autres avec un projet professionnel.
Des besoins concrets dans la police ZP Sud-Luxembourg
Pour la zone de police Sud-Luxembourg, ces rencontres répondent à un manque de personnel. Les besoins ne concernent pas uniquement les policiers de terrain. Ils touchent plusieurs cadres opérationnels, mais aussi les fonctions administratives et logistiques. Sur les stands, les visiteurs peuvent obtenir des renseignements et sont notamment orientés vers Jobpol.be pour consulter les possibilités d’emploi.
« Nous sommes en pénurie de personnel. Le tableau organique n’est pas rempli. On compte à peu près une vingtaine de membres du personnel en déficit. On essaie donc d’organiser des activités pour susciter des vocations », confirme le commissaire Sébastien Libertiaux, de la zone de police Sud-Luxembourg
Découvrir les équipements et interroger le terrain
Les animations donnent un aperçu du matériel et des outils d’entraînement. Une entreprise libramontoise présente un simulateur de tir mobile destiné aux policiers. Son système peut être déplacé dans les zones de police pour organiser des exercices. Plus loin, des policiers présentent le Taser et expliquent son utilisation lors d’une intervention.
Au-delà des équipements, les visiteurs s’interrogent aussi sur les situations auxquelles ils pourraient être confrontés en choisissant ces professions.
"Oui, certaines perspectives vues sur le terrain peuvent sans doute faire hésiter des candidats potentiels à s'engager dans la police ou l'armée. Mais c'est nécessaire que de nouvelles personnes s’engagent pour assurer la relève pour assurer notre sécurité", révèle Ethan Lacroix, venu en curieux
L’envie de s’engager... avec des réserves
Au stand de l’armée, les projets se dessinent parfois dès l’enfance. Arthur aimerait devenir mécanicien, attiré par la réparation et les métiers techniques. Son intérêt pour cette fonction s’accompagne néanmoins d’une inquiétude lorsqu’il évoque les bombes, les morts en cas de guerre. Les interrogations ne concernent donc pas seulement les personnes qui envisagent une carrière. Elles peuvent aussi être présentes chez leurs proches, entre fierté et crainte face aux risques associés à l’engagement.
« Si mon fils s'engage dans l'armée? Ce serait une fierté, mais c’est vrai que cela peut faire peur avec tout ce qu’on entend à l'heure actuelle », confie sa maman
Dans la sécurité privée, les entreprises de gardiennage cherchent elles aussi de futurs candidats. Vigicor rencontre des personnes intéressées par les possibilités d’emploi et les conditions de formation. Son représentant annonce une quinzaine de contacts sur la journée, avec de possibles emplois à la clé.
Cette journée de découverte a donc permis aux visiteurs de rencontrer des professionnels. Reste à savoir combien franchiront réellement l’étape de la candidature et combien d’entre eux seront engagés