Vivalia. Réorganisations et mises au repos forcées avant l’afflux de malades

Vivalia. Réorganisations et mises au repos forcées avant l’afflux de malades
 Publié le vendredi 20 mars 2020 à 14:12 - Mis à jour le vendredi 20 mars 2020 à 18:05    Province

Une réunion de crise s’est tenue, ce jeudi, au sein du Comité de prévention et de protection du travail de Vivalia. Elle réunissait syndicats (CSC, CGSP, SLFP) et autorités vivaliennes. Objectif : faire le point sur la situation du personnel dans un contexte de crise exceptionnel.

 

Ce jeudi, les trois principaux syndicats ont retrouvé les autorités de Vivalia pour faire le point sur la crise du coronavirus et les implications pour le personnel de l’intercommunale hospitalière. De l’impossibilité de faire du télétravail à la mise au repos forcée en passant par les réorganisations en cascade. La réunion a mis aussi en lumière la solidarité des différents sites de la province, tous unis dans cette guerre livrée face à un ennemi invisible.

 

"Toutes les personnes qui ne sont pas indispensables pour le moment sont mises au repos"

 

Dominique Wilkin, secrétaire régional CSC Services publics : « On nous a expliqué la situation. Nous sommes en situation de guerre. Les querelles entre les différents sites sont oubliées. L’objectif est de gérer la crise covid-19. Dans les hôpitaux, des membres du personnel travaillent en zone coronavirus et d’autres hors zone. Vivalia va aussi mettre en maximum de monde au repos pour être prêt pour la semaine prochaine. » Moment où l’afflux de malades est attendu. Yves Bernard, Directeur général de Vivalia précise que l’activité opératoire, par exemple, a diminué de trois quarts : « Ces lits qui ne sont pas occupés le seront par des malades covid-19. Progressivement, on va monter en charge. » Charge de travail aussi pour le personnel soignant ou non. Yves Bernard : « Toutes les personnes qui ne sont pas indispensables pour le moment sont mises au repos. Les choses sont en train de se mettre en place. On aura, en effet, besoin de ressources en bonne santé lorsque les malades vont affluer la semaine prochaine. Par ailleurs, des personnes vont changer d’horaire, d’autres vont changer de service et on ne va pouvoir concerter à chaque modification car nous sommes dans un contexte de crise. Nous sommes en phase avec les syndicats et la communication globale se fera. Elle se poursuivra service par service. »

 

Inquiétude face à l’impossibilité de télétravailler

 

Mais l’inquiétude qui nous est parvenue anonymement concerne le personnel administratif de l’intercommunale. Un employé raconte que les personnes continuent de travailler dans les mêmes bureaux « car il n’y a pas d’autres salles de disponibles. » Nous avons évidemment interpellé Yves Bernard sur ce point : « Les remarques doivent être remontées à la hiérarchie ainsi qu’aux conseillers en prévention. Nous ferons le maximum pour trouver des solutions. Le travail administratif, comme la facturation, doit évidemment continuer mais en respectant les règles édictées face à la crise. Il est vrai que très peu de personnes réalisent du télétravail. Nous sommes dans l’impossibilité de fournir un ordinateur protégé à tout le personnel administratif. Et puis, il y a la protection des données des patients. Elle doit être garantie. Concernant le télétravail encore, la seule exception a été donnée aux informaticiens afin qu’ils ne tombent pas malades. Ils occupent, en effet, des postes stratégiques pour Vivalia.»

 

Le directeur général de l’intercommunale ponctue : « Il y a une vraie conscience collective. Le personnel est derrière la direction et nous sommes ensemble unis contre un ennemi invisible. »

 

S. BOUDOU







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