Santé

Un colloque pour tirer le bilan de la crise sanitaire dans les Maisons de repos

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 Publié le jeudi 14 octobre 2021 à 14:05    Libramont - Province

Les Maisons de repos et les Maisons de repos et de soins ont particulièrement souffert de la pandémie. Afin d’évoquer la manière dont la situation y a été vécue et d’en tirer les leçons pour d’éventuelles crises futures, une journée de colloque était organisée ce mercredi dans les locaux de la Haute Ecole Robert Schuman à Libramont.


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S’il est un secteur qui a été fortement impacté par la pandémie de COVID, singulièrement lors des premières et deuxièmes vagues, c’est celui des Maisons de Repos et des Maisons de Repos et de Soins. Maintenant que la situation y est stabilisée, directeurs, chefs infirmiers et médecins coordinateurs se sont retrouvés pour une journée de réflexion à Libramont.

Guy Delrée, Médecin Santé Ardenne : « L’ampleur du traumatisme était important, tant en intensité qu’en durée. Il était donc essentiel d’en tirer les conclusions, de faire un debriefing, pour essayer de voir ce qui a bien marché, de voir là où on peut s’améliorer. Tout cela dans l’espoir d’apporter des meilleurs soins à nos résidents de Maisons de Repos et de Maisons de Repos et de Soins en priorité. »

Problèmes de communication  :

La journée était scindée en plusieurs temps. Des groupes de travail mono-disciplinaires, rassemblant directions, représentants du secteur infirmier et médecins coordinateurs se sont d’abord réunis, afin de relever les problèmes auxquels ont été confrontées les Maisons de repos. Parmi ceux-ci, le manque de communication s’est révélé flagrant.

Marc Dachy, Directeur de la MRS Les Bastions à Bouillon : « C’est certain que la communication est essentielle, à commencer au sein de la maison de repos proprement dite. Mais la communication avec nos dirigeants, quel que soit le niveau… on la prenait en pleine face. Souvent, on était confronté à des décisions pour lesquelles nous n’étions pas mis au courant. »

Se recentrer sur l'individu :

Dans un deuxième temps, les participants au colloque se sont retrouvés en groupes de travail interdisciplinaires afin de dégager des pistes de solution pour faire face de manière plus efficace à de futures crises. Parmi ces pistes, un recentrage sur les valeurs défendues par les maisons de repos.

Patricia Gabriel, Infirmière en chef de la MRS Libert à Marche-en-Famenne : « Etre attentif, de manière spécifique, aux choix individuels. C’est évidemment une situation très compliquée, mais qu’on puisse faire coexister, dans un projet de vie au sein d’une maison de repos, le choix du résident et l’aspect santé collective. »

Revaloriser l'image du secteur :

Une mise en commun des pistes de réflexion a permis de dégager des bonnes pratiques à mettre en œuvre. Il s’agit aussi maintenant de revaloriser les métiers de soin et de restaurer l’image du secteur.

Guy Delrée : « Les maisons de repos, on les a peut-être un peu trop entendues dans les rubriques négatives des journaux parlés, quand on a parlé des décès et des épidémies. Mais une maison de repos, c’est d’abord un cadre de vie, c’est là où les aînés, qui ont perdu en autonomie, vont terminer leur vie. C’est leur habitat, où ils reçoivent leur famille, où ils ont des activités, où ils ont une vie sociale. C’est donc un cadre qui se veut positif. Et l’image qu’on en a vu a été une image plutôt négative. »

Les conclusions du colloque seront transmises aux autorités, en espérant qu’elles retiendront les leçons d’une expérience traumatisante, qui aura eu le mérite de pointer une série de problèmes, auxquels le secteur attend, aujourd’hui, qu’on apporte des solutions.


Olivier Orianne





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