Santé

Vivalia : des budgets plombés par les pensions des statutaires

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 Publié le mercredi 22 décembre 2021 à 15:31 - Mis à jour le mercredi 22 décembre 2021 à 16:51    Province

Tout juste à l'équilibre en 2022, grâce à un rattrapage financier du fédéral, le budget de Vivalia sera en déficit dans les prochaines années. En cause : le poids des cotisations de responsabilisation dues pour les pensions des agents statutaires. Vivalia table sur le futur CHR pour réduire les pertes.


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"Cotisation de responsabilisation..." Plusieurs fois évoquée au cours de l'assemblée générale, de retour en présentiel ce mardi, la cotisation de responsabilisation est en d’autres termes ce que doit financer toute administration locale ou intercommunale, pour aider à supporter les pensions du personnel statutaire. Et à Vivalia, on a fait les calculs : ses cotisations de responsabilisation vont plomber les prochaines années.
"En 2017, Vivalia ne payait rien comme cotisation de responsabilisation. Pour 2021, nous allons payer 7 millions d'euros. Comprenez qu'il est impossible pour une structure hospitalière de compenser ça par d'autres mesures", précise le directeur général Yves Bernard.  Impossible par exemple d’augmenter des rentrées comme les prix des chambres, les honoraires médicaux, les frais de pharmacie… Pour s’en sortir, Vivalia table plutôt sur les regroupements de services et économies d’échelle, que permettra le futur CHR à Houdemont. 

Adapter la législation sociale pour contrer la pénurie

Ce n’est malheureusement pas nouveau et c’est le cas partout en Belgique, Vivalia est aussi confrontée à une pénurie de personnel soignant. Plusieurs opérations ont été menées pour accentuer le recrutement, mais elles ont leurs limites… Aussi l’intercommunale réclame-t-elle une adaptation de la législation sociale.
"Les obligations légales en matière de gestion des horaires et des récupérations rendent compliquées l'organisation du travail 24h/24, 7j/7, a fortiori en période de pénurie. Vivalia et le secteur hospitalier dans son ensemble demande donc des adaptations dans la flexibilité du travail." Et de pouvoir par exemple calculer les récupérations non plus sur trois mois, mais bien sur une année. Le secteur insiste aussi pour étendre la défiscalisation des heures supplémentaires, en vigueur en période de crise, à toute la période durant laquelle il sera confronté à la pénurie de soignants. Pour que soit également reconnue la pénibilité de la profession.

Futur CHR : "Où ? Les prises de courant"

Déposée fin octobre, la demande de permis pour le futur CHR à Houdemont, est à l’étude à la Région wallonne. La période est mise à profit pour affiner les besoins en aménagements, équipements et installations techniques... "Imaginez : le CHR, ce sera plusieurs milliers de locaux, explique France Riguelle chef de projet. Pour chacun de ces locaux, afin qu'il soit le plus fonctionnel possible, on veut déterminer les besoins et types d'équipements. Cela va jusqu'au emplacement des prises de courant."
Ce travail entrepris depuis plusieurs mois déjà, a ceci de positif qu'il rassemble des groupes de travail issus des divers sites hospitaliers de la province. "Les gens apprennent à se connaître, à partager des habitudes travail et définissent ensemble la manière dont ils collaboreront ensemble demain."

Le secteur des maisons de repos en déficit

Du côté de la prise en charge des personnes âgées, après l'inauguration de la résidence des Oliviers à Virton en 2021 l’intercommunale ouvrira une nouvelle implantation à Sainte-Ode courant de l’été prochain. Elle planche aussi sur une reprise éventuelle et une réorganisation des deux Maisons de repos de Florenville.
De quoi envisager un allègement global des charges, dans un secteur qui reste déficitaire...

Bonne gouvernance : du pas de côté, au pas en arrière

Bien qu'il n'était pas à l'ordre du jour de cette assemblée générale, la question de la bonne gouvernance est revenue sur la table, par l'entremise d'élus arlonais. 
Voici une semaine le conseil d'administration de Vivalia a fait savoir qu'un nouvel accord a été trouvé sur une organigramme, où le nouveau poste de conseiller stratégique se situera bien en-dessous, et non indépendant, du directeur général, comme le réclamait la tutelle wallonne.
Un concession à présent acceptée par Yves Bernard : "Il y a eu une convergence au niveau politique pour faire avancer le dossier rapidement. Dans ce cadre-là, je pourrais accepter de faire un pas en arrière. Mais il faut que la tutelle valide le dossier, que le poste soit ouvert. Il y aura peut-être d'autres candidats, ce sera un choix démocratique. Et si je suis retenu comme conseiller stratégique, à ce moment-là je prendrai ces nouvelles fonctions."


Christophe Thiry





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