Nature

Natagora dévoile les trésors de la nouvelle réserve naturelle de Menil-Favay (Hotton)

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 Publié le mercredi 25 mai 2022 à 15:05 - Mis à jour le mercredi 25 mai 2022 à 15:38    Hotton

Les superficies de terrains mis en réserves naturelles s’étend d’année en année. Fin d'année, Natagora s'est vu confier la gestion sous bail emphytéotique de terrains situés à Hotton, au lieu-dit Tché Coquet.


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Tout qui s’est déjà promené autour  du village de Menil-Favay, connait les paysages du Tché Coquet : une colline verdoyante, à un jet des grottes de Hotton, à cheval sur la Famenne et la Calestienne. "Ce sont deux types de sol très différents, explique pascal hauteclair, responsable du projet Life Mosan pour Natagora. La Famenne est un sol schisteux, très acide, superficiel et friable. Sur la Calestienne, on trouve des sols calcaires."

La réserve naturelle du Tché Coquet se situe côté Famenne, aux prairies acides. Problème, c’est sur ce type de sol que se développent les genêts, arbustes au jaune flamboyant au printemps, qui peuvent vite se montrer envahissants. "Il y en avait beaucoup moins quand j'étais plus jeune, se souvient Alain Frinz, habitant de Menil-Favet. A l'époque les fermiers intervenaient plus sur parcelles."

Des bénévoles pour surveiller le site

Aujourd’hui c’est aux équipes de Natagora à prendre le relais et il n’a pas fallu attendre longtemps avant de convaincre de nouveaux bénévoles à se lancer comme conservateur de la réserve. "Il leur est surtout demandé de surveiller le site, rassure Jean Fassotte, conservateur bénévole d'une réserve à Durbuy, de s'entretenir avec les propriétaires ou les éleveurs qui mettront les moutons en écopâturage". Tout comme Alain Frinz, Julien Renoy  a promis d'y prendre part. "Je suis encore élève à la Raid. La nature m'a toujours passionné et je trouvais normal de m'investir".

Un des premiers chantiers au Tché Coquet sera de débroussailler, définir un plan de rotation et redonner de l’espace aux pelouses. "En redonnant de l'air aux prairies, on favorisera des plantes très rares, déjà présentes mais étouffées par les genets", se réjouit Pascal Hauteclair.

Aux pieds des genêts...

Mais la nature est équilibre. Et des genêts, il faudra tout de même en conserver, car en y regardant de plus près, se dévoile à leurs pieds, une autre plante rare et protégée : l'orobanche du genêt. "Il s'agit d'une plante dite parasite, parce qu'elle vit sur les racines du genêts. Elle est brune, sans feuille et ne fait pas de photosynthèse".

Si Natagora a pu ajouter le Tché Coquet à la liste des réserves naturelles, c’est grâce au propriétaire des lieux. C’est lui qui entamé les démarches, et a mis les terrains à disposition par bail emphytéotique. "'L'entretien devenait difficile et j'ai proposé à Natagora de s'en occuper, note Thierry Picard, propriétaire des lieux. Quand ils sont venus voir et qu'ils m'ont dit le nombre de plantes rares et l'intérêt de protéger le site, j'étais très fier évidemment".

L’association prévoit aussi de redonner un coup de fraîcheur aux mares et ruisseaux situés en contrebas. De restaurer d’autres habitats et ajouter encore un peu plus de biodiversité.

 


Christophe Thiry





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