200 tonnes de viande sous scellés à Véviba pourraient être détruites

 Publié le mercredi 04 avril 2018 à 17:38 - Mis à jour le jeudi 05 avril 2018 à 15:41    Bastogne

Cela va faire un mois que le scandale a éclaté à Bastogne, lorsque l’AFSCA a retiré ses agréments à la société Véviba suite à la découverte de pratiques frauduleuses. Depuis, l’entreprise est à l’arrêt.

Deux intérim managers ont été désignés par la Sogepa (bailleur de fonds wallon qui a octroyé des prêts à la société bastognarde). Leur mission est de récupérer les agréments AFSCA nécessaires à la relance de l’activité.

Un appel à repreneur a par ailleurs été lancé. « Une trentaine de candidats se sont manifestés, tant belges qu’internationaux et ces candidatures concernent des projets structurés de manières diverses, portés par des sociétés, des partenariats de société ou des coopératives », communique la Sogepa. « Les offres structurées et liantes sont attendues pour le 10 avril au plus tard. L’objectif est d’aboutir à la désignation d’un repreneur fin mai pour une reprise des activités du Groupe Véviba. »

Depuis un mois, les 300 travailleurs employés par Véviba, ou par les entreprises sous-traitantes, restent donc chez eux mais le chômage économique, demandé par la société, a été refusé par l’ONEM étant donné la suspicion de fraude. Néanmoins, selon les syndicats, « ces travailleurs ont eu l’assurance que leurs salaires seraient bien payés par le groupe Verbist ». En outre, de nouvelles négociations sont en cours pour obtenir, malgré tout, le chômage économique.

Rassurés, les éleveurs le sont aussi. Selon Benoît Cassart, secrétaire national de la Fédération du commerce de bétail et de viande, la Sogepa et les managers de crise confirment les propos rassurants de la famille Verbist : « Tous les bovins qui ont été livrés seront payés malgré les saisies, les pertes d’agréments et les blocages en cours à Bastogne ». 

La semaine dernière, une grosse quantité de viande de la société Véviba a été détruite à Bastogne suite au dépassement de la date limite de consommation. Une information confirmée par l’AFSCA qui estime qu’entre 200 et 300 tonnes de viande sont toujours stockées sur le site, en frais ou dans des espaces de congélation. La partie fraiche, dont la quantité exacte n’a pas été communiquée, pourrait donc connaitre le même sort si le blocage n’est pas levé, ce qui ne semble pas être possible dans les jours à venir. 

L’AFSCA confirme, en tout cas, que « rien ne sortira de là sans avoir été validé par ses services et sans que les scellés n’aient été retirés par le juge d’instruction qui les a posés en mars dernier ».

 

@MelanieScheuren




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