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Durbuy: LPM souhaite former et employer des demandeurs d'asile

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 Publié le jeudi 13 janvier 2022 à 17:50 - Mis à jour le jeudi 13 janvier 2022 à 17:55    Durbuy

 A Durbuy, le groupe LPM, La Petite Merveille a créé son propre centre de formation.  La LPM Académy s'ouvre aussi aux demandeurs d'asile pour les former aux différents métiers de l'Horeca en partenariat avec la Croix-Rouge, le Forem et Horeca Formation.


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28 demandeurs d'asile issus des centres de Hotton et de Barvaux ont débuté ce jeudi leur formation à la LPM academy. Ils sont tous motivés à l'idée de suivre une formation avec une perspective d'embauche à la clé.

En Belgique depuis 6 mois, Aurel-Christel NGUEDE ETABA  Demandeur d'asile camerounais se sent renaître à l'idée de voir toutes les opportunités qui s'offrent à lui grâce à cette formation Horeca. Après avoir terminé une formation d'électricien en juillet, Abdoulaye BAH n'a toujours pas trouvé d'emploi. Ce demandeur d'asile guinéen en Belgique depuis 3 ans se lance donc dans une deuxième formation car il a vraiment envie de travailler.

Le plan d'action propose 4 semaines de formations suivies de 4 semaines de stage afin de décrocher un CDD avant un CDI. Un win-win pour le groupe La Petite Merveille  en constante recherche de main d'oeuvre.

LPM emploie 340 travailleurs dans différentes structures. L'employeur prend le risque que le candidat à l'asile parte du jour au lendemain, mais cela vaut la peine d'essayer, estime le CEO Bart Marten. 

"La procédure prend quand même du temps et ils s'ennuient dans les centres. C'est un risque en effet de les voir partir. Sur les 28, peut-être qu'il y en aura 3 ou 4 qui feront leur vie chez nous à Durbuy. Ca serait déjà bien!" lance Bart Maerten,  CEO La Petite Merveille
La procédure d'asile actuelle dure en moyenne un an, mais beaucoup de candidats réfugiés sont là depuis bien plus longtemps. 

"Bien sûr, il faut raccourcir la procédure le plus possible, mais même si la personne doit retourner dans son pays, je préfère qu'elle retourne avec de nouvelles compétences plutôt que sans rien et que tout soit perçu comme un échec, comme c'est trop souvent le cas." Sammy Mahdi  Secrétaire d'Etat à l'Asile et la migration (CD&V) 
Pour un demandeur d'asile, l'accès à l'emploi est possible après un délai de 4 mois dans sa procédure.  Après avoir décroché le poste, encore faut-il pouvoir se rendre au travail. C'est un vrai problème pour les résidents des centres situés en zone rurale. Certains doivent donc renoncer à leur job. Pourtant, travailler améliore leur quotidien et leur intégration dans la société.  

Depuis 2021, des employeurs s'adressent à nous, ce n'était pas le cas auparavant. Les demandeurs d'asile travaillaient en catimini avec le risque d'être exploités." explique Jean-Michel Gerimont  Directeur du centre de demandeurs d'asile Croix Rouge à Hotton 
 Décrocher un emploi ne garantit pas l'asile pour autant, sauf peut-être quand on est un excellent footballeur... Mais pourquoi n'est-ce pas le cas pour un barman, un boucher ou un maçon? Sous contrat et intégrés, beaucoup de demandeurs d'asile reçoivent pourtant un ordre de quitter le territoire et se retrouvent du jour au lendemain dans l'illégalité.





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