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Libramont : le projet d'abattoir d'Ardenne Volaille suscite des inquiétudes

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 Publié le mercredi 21 juillet 2021 à 13:43 - Mis à jour le mercredi 21 juillet 2021 à 15:00    Libramont

L'entreprise bertrigeoise Ardenne Volaille veut construire un nouvel abattoir sur le zoning industriel de Recogne à Libramont. Avec une capacité d'abattage de 30.000 poulets par jour, le projet suscite l'inquiétude des riverains qui ont exigé une réunion d'information.


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La commune avait prévu de réunir les riverains dans la cafétéria, finalement c'est la Halle aux foires qui a été choisie pour accueillir cette soirée d'information. Il faut dire qu'ils sont plus de 120 à s'être déplacés ce mercredi soir pour entendre les explications de la société Ardenne Volaille.

Prévu pour abattre 30.000 poulets par jour

Découvert il y a 10 jours par les riverains du quartier du Pequay et du Blancheau, le projet de création d'un abattoir suscite de vives inquiétudes. Ardenne Volaille compte y abattre jusqu'à 30.000 poulets par jour.
Issues de l'élevage wallon, les volailles sont bio et de qualité différenciée mais ce n'est pas ce qui préoccupe les riverains. En début de réunion ils ont listé leurs inquiétudes, on y retrouve notamment le charroi, les nuisances sonores, le rejet des eaux usées mais aussi les nuisances olfactives.

"Moi j'ai des témoignages de gens qui travaillent, non loin de l’implantation de Bertrix et qui me disent : quand il fait chaud, ça pue !" 
C''est l'inquiétude numéro un des riverains du zoning de Recogne, comme nous l'explique Benoit Maquet : "le plus contraignant pour nous, c'est les odeurs ! Et ils vont transformer et cuire. Vous vous rendez compte ?  Ces odeurs là, il faut bien qu'elles sortent quelque part" .

Pour la société Ardenne Volaille, il n'y a pas d'inquiétudes à avoir, tout a été pensé pour réduire les nuisances à leur plus simple expression : "Ce n'est pas comme un élevage où il y a des fientes qui restent sur place avec une importante production d’ammoniaque. Ici ce sont des volailles à jeun qui arrivent sur le site et les odeurs sont très limitées En plus la grosse différence par rapport à notre site actuel c'est que toute la gestion des déchets qui est pour l'instant semi couverte à Bertrix sera complètement réfrigérée et dans un bâtiment" explique Mike Krantz, responsable des élevages chez Ardenne Volaille.

Des explications qui n'ont pas l'air d'avoir convaincu les riverains présents qui souhaiteraient une étude complémentaire sur les nuisances olfactives. Certains s'interrogent également sur la nécessité de créer un tel outil alors qu'un site d'abattage et de transformation existe déjà à Bertrix.

Pourquoi un abattoir à Libramont ?

Ardenne Volaille l'affirme, elle compte garder son implantation bertrigeoise pour transformer ses produits mais dit manquer de place pour faire face à la demande. Elle a donc cherché un site pour implanter un nouvel abattoir :

"Pour nous, la nécessité c'était de garder notre personnel, dès lors nous ne souhaitions pas déménager trop loin du site actuel.
Nous avons évalué la possibilité d'agrandissement mais ce n'était pas possible d'augmenter notre capacité sur le site de Bertrix. Nous avons donc travaillé avec Idelux pour trouver la parcelle la plus adaptée dans le rayon de recherche que nous étions prêts à parcourir, soit à moins de 40 km de Bertrix" rajoute Mike Krantz, responsable des élevages.

L'enquête publique se termine fin août

Côté mobilité, l'échevin des travaux Bernard Jacquemin, nous précise que le chantier d'un rond point de 60 mètres de diamètre débutera le 17 août en face de l'usine l'Oréal. Il devrait permettre de fluidifier et sécuriser le trafic. 

La commune de Libramont rendra ses conclusions au terme de l'enquête publique à l’administration wallonne qui décidera d'accorder ou non le permis. Si celui-ci est accepté, l'abattoir pourrait être opérationnel dans un an et demi.

Les riverains ont jusqu'au 30 août pour introduire leurs remarques auprès de l'administration communale de Libramont.

 


Frédéric Feller