Santé

“J’adopte un étudiant (le temps d’un stage en médecine)”. Pourquoi pas vous ?

“J’adopte un étudiant (le temps d’un stage en médecine)”. Pourquoi pas vous ?
 Publié le vendredi 13 août 2021 à 15:44 - Mis à jour le vendredi 13 août 2021 à 15:54    Province

Lancée voici tout juste deux ans par la Province pour contrer la pénurie de médecins généralistes, la campagne “J’adopte un étudiant (le temps d’un stage en médecine)” a amené  90 citoyens ou familles à se porter candidats à l’accueil. Les retours sont positifs.


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Ça s’est extrêmement bien passé. Vraiment enrichissant !” Lorsqu’on lui demande ce qu’il retient de l’accueil reçu lors de son stage en province de Luxembourg, Sébastien Naert n’évoque que du positif. Cet étudiant bruxellois termine sa sixième année de médecine à l’UCL. Comme d’autres, il a été séduit par l’expérience d’accueil initiée par la Province de Luxembourg : “J’adopte un étudiant (le temps d’un stage en médecine)”. Le principe ? Des familles bénévoles offrent le gîte, et souvent le couvert, à de futurs médecins durant leur stage d’apprentissage auprès d’un généraliste de la région, de trois semaines à trois mois. La cellule d’accompagnement des professionnels de la santé de la Province de Luxembourg (CAPS) fait office d’intermédiaire et met en relation les candidats stagiaires et les accueillants. “En deux ans, 90 familles ont répondu à notre appel. C’est au-delà de ce qu’on imaginait”, se réjouit Camille Votron, membre de la cellule provinciale. “En outre, tous ces bénévoles accueillants sont répartis sur l’ensemble du territoire luxembourgeois. C’est idéal.

Découvrir un métier et une région

Lancée voici tout juste deux ans, l’opération J’adopte un étudiant (le temps d’un stage en médecine)vise à renforcer la médecine générale en province de Luxembourg. En facilitant les possibilités de stage, la Province cherche à attirer de nouvelles vocations, à convaincre de futurs médecins à découvrir la profession telle qu’elle est exercée en milieu rural, et qui sait, un jour, à venir s’installer chez nous. “Pour être franc, je cherchais un stage autour de Bruxelles où j'habite, confie Sébastien Naert. Lorsqu’un maître de stage m’a parlé de ces possibilités d’hébergement ; j’ai tenté le coup et je ne le regrette pas.” C’est ainsi que l’étudiant a été hébergé durant quatre semaines en mai dernier à Habay-la-Neuve, chez une dame d’une septantaine d’années vivant seule : “une belle rencontre”. La journée, Sébastien Naert l’a passée auprès du Dr Aurélie Simon. “A ses côtés, j’ai découvert une médecine plus familiale que ce que j’ai déjà vu à Bruxelles. Une médecine où l’on prend le temps d’écouter le patient. Une médecine où l’on ne parle pas de rentabilité…” , témoigne Sébastien Naert. Pour autant, son séjour a-t-il éveillé en lui l’envie de quitter la ville pour venir s’installer en province de Luxembourg ? “A priori, ce n’était pas mon objectif. Mais depuis lors, je me laisse des portes ouvertes…”

Participer à la lutte contre la pénurie de généralistes

L’expérience s’est révélée positive aussi du côté des familles accueillantes que nous avons contactées, l’une à Aye (Marche-en-Famenne), l’autre à Arlon. Toutes deux ont hébergé un stagiaire en pleine deuxième vague de pandémie fin 2020. “Cela nous a obligés à redoubler de prudence, notamment lors des repas à table, mais tout s’est bien passé. Nous nous sommes même revus en juin dernier, chez un ami commun”, confie Michèle Renard, d’Arlon. Tout comme elle, Ann Xhrouet (Aye) restera sur la liste des candidats accueillants. “Nous avons trouvé la démarche de la Province vraiment intéressante. Je ne sais pas si l’étudiante germanophone que nous avons accueillie s’installera un jour dans le Luxembourg, mais il était important pour nous d’apporter notre petite pierre, pour améliorer l’offre de soins dans notre région.”

Au départ réservée aux seuls étudiants en médecine générale, l’opération “J’adopte un étudiant”, s’est ouverte à d’autres stagiaires. “Désormais, la Province met aussi la liste des familles d’accueil à disposition des stagiaires infirmiers ou sages-femmes. Et nous envisageons la même chose pour les étudiants en dentisterie”, confie Camille Votron.  Autant de professions de santé qui manquent dans le Luxembourg…

Les candidats au parrainage peuvent s’informer ou s’inscrire auprès de la Cellule d'Accompagnement des Professionnels de la Santé :  caps@province.luxembourg.be


Christophe Thiry