Pas de jugement pour le docteur M. Les débats seront rouverts dans l’affaire des viols présumés

Pas de jugement pour le docteur M. Les débats seront rouverts dans l’affaire des viols présumés
 Publié le mardi 08 août 2017 à 12:27 - Mis à jour le dimanche 13 août 2017 à 16:56    Neufchâteau - Léglise

Ce mardi matin, devant le tribunal correctionnel de Neufchâteau, la juge Thomas n’a pas prononcé de jugement dans l’affaire du docteur M. Elle a annoncé la réouverture des débats au 9 novembre prochain. Explications.

Pour rappel, dans ce dossier, un médecin généraliste de Léglise, toujours en activité, est poursuivi pour viols et attentats à la pudeur. Deux victimes sont à la base de ce procès devant le tribunal correctionnel de Neufchâteau, mais elles sont huit, à ce jour, à dénoncer les mêmes agissements. Néanmoins, ces derniers cas sont beaucoup trop anciens, ils ne peuvent donc être jugés aujourd’hui.

Après les plaidoiries du 22 juin, on pensait qu’un jugement allait tomber ce matin, il n’en n’a rien été. Maître Pierre, seul avocat présent à l’audience du jour, nous explique : « La juge Thomas a ordonné la réouverture des débats en raison d’un élément nouveau qui devra faire l’objet d’un débat contradictoire. » Cet élément nouveau, c’est un message laissé par une des deux victimes présumées, partie civile dans ce procès. Me Pierre poursuit : « Alors que cette personne n’a eu de cesse de répéter que tout cela n’était pas une affaire d’argent et qu’il fallait surtout éviter que le docteur fasse d’autres victimes, deux jours après l’audience du 22 juin, cette dame a téléphoné au docteur M. Sur son répondeur, elle lui a laissé un message plutôt enjoué où elle lui demande combien il lui donnerait si elle retirait sa plainte. » Le message vocal a été retranscrit par un huissier. Le tout a ensuite été déposé au tribunal correctionnel de Neufchâteau, en vue de la réouverture des débats. Maître Julien Pierre, avocat du prévenu, commente cette information qui prolongera ce procès : « On est reparti pour des plaidoiries et des débats qui pourraient être limités à cet élément nouveau. La question est de savoir si nous pourrons plaider au-delà ? ». Lors des derniers échanges dans ce dossier fin juin, l’avocat de la défense avait jeté le discrédit sur le témoignage des victimes présumées. Des doutes qu’il a réitérés lorsque nous l’avons joint ce matin : « Il faut que les victimes soient crédibles. Le docteur M. est très inquiet, son épouse, sa famille également. Le Ministère publique a tout de même réclamé six années de prisons contre lui ! »

Les avocats chestrolais Anne De Bie et Vincent Ghislain défendent, eux, les deux femmes en question, parties civiles dans ce procès. Anne De Bie réagit à la réouverture des débats et surtout au message laissé, fin juin, sur le répondeur du docteur : « ma cliente est acculée financièrement, je pense qu’elle voulait obtenir, plus rapidement, des indemnités. On n’est pas aux Etats-Unis ici, on ne peut pas retirer comme ça une plainte au pénal. » Face à cet élément nouveau, qui viendra alimenter de nouveaux débats à l’automne, l’avocate ne se dit pas inquiète : « il ne change rien aux faits, ni aux expertises.» Fragilise-t-il la crédibilité de sa cliente ? « Ce message est postérieur à l’audience. Les éléments matériels objectifs sont toujours bien là dans le dossier. »

Rendez-vous le 9 novembre à 9 heures au tribunal correctionnel de Neufchâteau pour la suite de ce procès.

 

Samira BOUDOU

@Sami_Boudou




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