La justice dénonce le manque de moyens

La justice dénonce le manque de moyens
Photo d'illustration
 Publié le jeudi 07 mars 2019 à 15:38 - Mis à jour le jeudi 07 mars 2019 à 15:43    Province

Le 20 mars 2015, magistrats, greffiers et avocats criaient leur désarroi devant le Palais de Justice de Bruxelles. Ils manifestaient contre le sous-financement chronique de la justice et la mise en œuvre de réformes sans concertation. Des réformes qui, estimaient-ils, impactent négativement leur travail.

Quatre ans plus tard, les difficultés rencontrées par le monde judiciaire sont toujours les mêmes.

Pour conscientiser le monde politique et l’opinion publique, associations de magistrats francophones et néerlandophones, Avocats.be ou encore la Ligue des droits humains lancent ensemble l’opération « 66 jours pour sauver la justice ». Ces 66 jours correspondent au délai qui sépare le 20 mars, début de l’opération et les élections du 26 mai prochain.

Divers événements seront mise en place tout au long des deux mois. Un site internet a également été mis en ligne pour expliquer la démarche.

Les revendications du monde de la justice se résument en six points :

  • Le respect des cadres dans toutes les juridictions du pays
  • Une autonomie de gestion du pouvoir judiciaire, avec la fin de la tutelle du pouvoir exécutif sur la justice, des moyens suffisants pour gérer les autorités judiciaires sous la tutelle du Parlement et de la Cour des Comptes
  • Une justice accessible à tous
  • Des bâtiments judiciaires en bon état, conviviaux pour le personnel et dignes pour les justiciables
  • Un système informatique performant et intégré, qui permette une communication entre les différents acteurs de la justice, financé par l’Etat
  • Un service public qui accorde une importance égale à la qualité par rapport à la quantité et l’efficacité

La première action aura lieu le mercredi 20 mars. Dans chaque division (Arlon, Marche-en-Famenne et Neufchâteau), les audiences seront suspendues à 11h30 pour permettre un rassemblement devant le Palais de justice. Magistrats, avocats et greffiers prendront alors la parole pour témoigner des difficultés rencontrées au quotidien dans l’exercice de leur fonction.

Olivier Orianne




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