Isle-le-Pré. De lourdes peines pour les éleveurs maltraitants

Isle-le-Pré. De lourdes peines pour les éleveurs maltraitants
 Publié le mardi 19 fevrier 2019 à 16:00 - Mis à jour le mardi 19 fevrier 2019 à 16:01    Bastogne

16 et 12 mois de prison ferme ! Près de 60000 euros d'amendes et frais de procédure ! Le jugement est particulièrement lourd à l'encontre d'un couple d'éleveurs d'Isle-Le-Pré (Bastogne) condamné pour maltraitance animale.

Ce lundi, dans cette affaire dite de la « ferme de l’horreur », le tribunal correctionnel de Neufchâteau s'est montré plus sévère encore que ne l'avait requis le Parquet à la mi-décembre. Outre les amendes et peine de prison ferme, Benoît Son et son épouse Pascale Tabar, la quarantaine, écopent d'une interdiction de détention de bovins pour une période de trois ans.

« En 25 ans d'activité au sein de l'association, je n'avais encore jamais vu de peines aussi lourdes », constate, satisfait du jugement, Jean-Marc Montegnies, président d'Animaux en Péril, l'asbl qui avait recueilli les animaux saisis. « Il faut dire que les faits reprochés sont d'une rare cruauté ! Et le tribunal en a pris la mesure. »

 

En décembre 2016, en débarquant dans l'exploitation d'Isle-le-Pré, l'unité Bien-être Animal de Wallonie met au jour des conditions d'élevage sordides. Plusieurs cadavres de bovins jonchent le sol. Des dizaines d'autres sont récupérés dans des états de malnutrition extrême, assoiffés, infestés de parasites et souffrants de blessures ouvertes et infectées. L'enquête relèvera que le couple avait pratiqué lui-même plusieurs dizaines de césariennes et découpait les cornes à la disqueuse sans anesthésie. Pire, en cinq ans, près de 520 bovins ont péris au sein de l'exploitation !

Au vu de ces infractions, le Conseil de l’Ordre des vétérinaires et l’UPV avaient rejoint Animaux en Péril en se constituant parties civiles.

Tout au long du procès, pas une seule fois le couple ne s'est présenté devant le tribunal.

 




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