Coronavirus

Vaccination : la cacophonie de la communication

Vaccination : la cacophonie de la communication
 Publié le mardi 19 janvier 2021 à 15:42 - Mis à jour le mardi 19 janvier 2021 à 17:19    Province

Dès le mois de mars, la phase 1B de la vaccination sera lancée dans des centres hors hôpitaux. Elle concernera les 65 ans et plus ainsi que les 45 ans et plus jugés « à risque » mais aussi le personnel des fonctions dites « essentielles », hors soins de santé (phase 1A). Ce qui représente un million de Wallons et Wallonnes.

La localisation de ces centres est connue depuis la fin de semaine dernière. Une carte a en effet été publiée par le cabinet de la minisre de la Santé du Gouvernement Wallon, Christie Morreale. On y trouve des centres majeurs qui compteront minimum cinq lignes de vaccination, des centres de proximité (une ou deux lignes) et des centres mobiles, au départ de bus, pour les zones les moins densément peuplées.

En province de Luxembourg, le WEX de Marche est pressenti pour accueillir le seul centre majeur. Mais à ce jour, l’exploitant n’a encore reçu aucune confirmation. Cette localisation a fait réagir certains élus CdH du sud, dont la députée wallonne Anne-Catherine Goffinet et le député fédéral Josy Arens, alors qu’on ne trouve nulle part dans le sud de la province une infrastructure comparable à celle du Wex…

Quatre centres de proximité sont annoncés à Meix-devant-Virton, Arlon, Libramont et Houffalize. Enfin, huit centres mobiles, basés sur des bus sont prévus à Érezée, Tenneville, Wellin, Paliseul, Bouillon, Florenville, Neufchâteau et Fauvillers.

Aucune confirmation officielle n’est encore parvenue dans les communes concernées. Toutefois, « la présence de moyens mobiles prouve qu’on s’inquiète aussi des zones rurales » se rassure un bourgmestre d’une petite commune. L’information a cependant dépassé les élus et les acteurs de terrain. Parmi ces derniers certains sont scandalisés de ne pas avoir été consultés.

Des centres mobiles. Est-ce réalisable ?

Un membre du corps médical nous confie qu’il est « farfelu » d’espérer vacciner au départ d’un bus.

En effet, selon lui, les contraintes de conservation des vaccins sont telles (température de -70° C. pour l’un et fragilité des contenants pour l’autre) qu’il paraît illusoire que cette solution soit retenue au final. Alors, poudre aux yeux pour calmer les esprits ? Peut-être pas mais on peut s’attendre à des adaptations au plus on se rapprochera du mois de mars, en espérant que la contamination ne connaisse pas de sursaut important d’ici là.

La phase 2, celle destinée au grand public, est prévue pour les mois de mai et juin et concernera un million et demi de personnes.

Une fois encore, et c’est symptomatique dans la gestion de cette pandémie qui dure depuis bientôt un an, la communication est le point faible des autorités. Ce qui n’aide pas à obtenir l’adhésion du plus grand nombre.

David Pierson - Philippe Laffut