Belgique et Luxembourg appellent l'Europe à investir dans les lignes 161-162

Belgique et Luxembourg appellent l'Europe à investir dans les lignes 161-162
 Publié le lundi 18 janvier 2021 à 17:07 - Mis à jour le lundi 18 janvier 2021 à 17:54    GDL - National

 En ce début d'année européenne du rail, les ministres luxembourgeois et belge de la mobilité ont interpellé de manière commune la Commission européenne afin qu'elle investisse dans l'axe Bruxelles-Luxembourg.

Les écologistes François Bausch et Georges Gilkinet demandent par courrier à Frans Timmermans, Vice-Président de la Commission européenne chargé du pacte vert pour l'Europe, de mobiliser des sources de financement dans le cadre du plan d'investissement pour une Europe durable.


Pour François Bausch : « Il s'agit d'un projet qui s'inscrit parfaitement dans la logique d'investissements transfrontaliers financés par la Commission. Des deux côtés de la frontière, les travaux réalisés sur l'axe ferroviaire Bruxelles - Luxembourg témoignent de cette ambition partagée avec la Commission européenne : investir dans le rail pour une mobilité durable et performante, au service de ses usagers mais aussi de notre économie, de nos emplois et de notre environnement. »


Son homologue Georges Gilkinet précise : « Cette liaison ferroviaire ne concerne toutefois pas seulement le trafic voyageurs mais également le trafic de fret.  Elle fait en effet partie du corridor de fret ferroviaire Mer du Nord-Méditerranée et est donc bien située pour contribuer à la priorité européenne de déplacer vers le rail une part substantielle des 75% du fret passant actuellement par la route. Ce qui s'inscrit pleinement dans les priorités du Gouvernement fédéral belge. »

Si l'aspect stratégique des lignes 161 et 162 n'a jamais été mis en doute, les travaux visant à améliorer la vitesse des trains qui y circulent s'éternisent depuis de nombreuses années, principalement côté belge. Par le passé, le gouvernement grand-ducal a maintes fois manifesté son agacement devant la lenteur de cette ligne qui place les deux capitales à plus de trois heures de trajet.

Reste maintenant à savoir, si cet appel belgo-luxembourgeois lancé auprès de l'Europe sera entendu et permettra une accélération du tempo. On se souviendra que lors des accords de la Gaichel de 2016, Belgique et Luxembourg s'étaient engagés à atteindre un temps de parcours de deux heures et quart d'ici 2023.

Pour rappel, selon les dernières estimations, il faudrait attendre 2027 pour espérer voir le bout du tunnel et atteindre un temps de parcours de 2 heures entre Bruxelles et Luxembourg-Ville.

 





Les cookies sont nécessaires pour assurer le bon fonctionnement de notre site et optimaliser votre expérience utilisateur.
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. En savoir plus